Humeur

chaotique

Thé à la menthe ou t'es citron ?

Vendredi 29 Octobre 2010 à 23:59 - Divertissement

J'ai été voir avec mon beau-frère la pièce de théâtre Thé à la menthe ou t'es citron.

Thé à la menthe ou t'es citron

J'ai rarement autant ri au théâtre. C'est une comédie dont l'humour est basé sur un comique de situation. Il vaut mieux donc ne pas trop révéler pourquoi. En gros c'est une pièce de théâtre sur une pièce de théâtre. Le début fait un peu peur sur la qualité du jeu des acteurs, mais cela fait partie de la pièce.

Thé à la menthe ou t'es citron

L'un des acteurs principaux est l'auteur de la pièce et joue parfaitement les fautes de prononciation de l'acteur qu'il incarne. On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. J'ai été plié en deux pendant toute la deuxième partie du spectacle.

Elysée

Vendredi 29 Octobre 2010 à 23:58 - Faisons avancer le schmilblick

En rentrant chez moi hier soir, j'ai croisé la fin de la 7ième manifestation contre la réforme des retraites place Saint Augustin. C'était au moment où le soir tombait juste avant que les lampadaires ne s'allument. Le début de pénombre temporaire qui s'installait, tendait les CRS déployés un peu partout. Il faut dire aussi que comme l'Élysée est a deux pas de la place Saint Augustin, des barrages avaient été judicieusement posés devant la rue qui mène au palais présidentiel.

J'ai bien fait d'enlever la capuche noire de mon blouson. Sur le chemin du métro, j'ai croisé quelques centaines de manifestants qui restaient devant le barrage et qui huaient les CRS en scandant Policiers, casseurs !". J'ai entendu quelques jets de bouteilles, et je suis bien vite rentré dans le métro.

Il est amusant de voir tous les points de vue sur cette fin de cortège :

  • Sur un site de gauche :
    "18h31 • La fin de cortège est arrivée place Saint-Augustin. Une minorité reste face aux CRS, l’un des manifestants interpelle un CRS : « on manifeste aussi pour vous, les gars »."
  • Sur indymedia :
    "On arrive sur la place de fin de manif et là on voit la cgt et des sud qui courent apres des mecs, meme allure que d’t’al qui se barrent vers les cordons de flics qui bloquent une des rues d’acces à la place et disparaissent derriere (les flics s’ecartent et se remettent en rang). On me dit que c’est la bac et qu’ils foutaient la merde alors ils ont été foutus dehors. "
  • Le site FO de la police cite l'AFP :
    "PARIS, 28 octobre 2010 (AFP) - "Police casseurs !" En fin de manifestation à Paris, les fonctionnaires en civil, présents comme toujours dans les cortèges pour repérer d'éventuels fauteurs de troubles, doivent sortir du cortège, chassés par des manifestants.
    Ils avaient pourtant tenté de se faire plus discrets que d'habitude jeudi, sans parvenir à échapper à l'attention de manifestants, aiguisée par la polémique récente sur des "policiers casseurs", ont constaté des journalistes de l'AFP."

Il ne vaudrait mieux pas que le conflit s'éternise, il devient tendu.

Salle de musculation

Mercredi 27 Octobre 2010 à 23:58 - Ma trepidante vie de bureau

Il y a eu un incendie dans un immeuble en face mon bureau. Mon chef nous a dit que cela lui rappelait la fois où sa salle de musculation avait brulé, et que le feu était parti du sauna. :shock: Que beaucoup de gens s'étaient retrouvés en serviette sur la rue et avaient fini dans un bar en face. :shock: Qu'il y avait eu beaucoup de fumée noire qui sortait de l'entrée. :shock: Mais que par chance, il était arrivé, après l'incendie.

Je n'avais pas fait attention la première fois qu'il avait raconté cette aventure, mais c'est mot pour mot l'histoire de l'incendie d'Univers Gym.

Heu, en tout cas, il cache bien son jeu mon chef. Je n'aurais jamais cru qu'il fréquentait depuis si longtemps les saunas gays. Cela ne va pas arranger les cauchemars érotiques que je fais parfois sur lui. (C'est des cauchemars car je rêve que je deviens "bisexuel").

Step

Lundi 18 Octobre 2010 à 23:58 - Livres de metro

J'ai lu rapidement dans le métro Step de Yu yan Shu, un BD chinoise à 1 €.

Step, par Yu Yan Shu

Cette BD est imprimée en couleur sur du papier de qualité. Le sujet qui porte sur des vampires est très porteur et aurait dû bien s'exporter. Les scénaristes sont la plupart du temps bien inspirés et fournissent des intrigues qui aurait pu avoir de la consistance.

Seulement voila, le dessinateur est nul. Je ne sais pas où ils ont été le chercher. Il est pourtant décrit comme un "dessinateur majeur" de son studio. C'est probablement le fils d'un membre influent du parti communiste qui ne mérite pas son travail. Bref, Il se contente de recopier bêtement le scénario que lui donne ses collaborateurs sans aucun recul et sans aucun art.

Ce livre est l'exemple même de pourquoi les dictatures ne peuvent fonctionner aussi bien que les démocraties. Car c'est là la faille des dictatures. En raison de la corruption imposée par la force par les membres du cercle fermé des dirigeants, des idiots se trouvent placés à des postes de responsabilité, alors qu'ils n'ont rien à y faire. Ce qui donne lieu à des absurdités sans nom, comme ce livre.

Bon pour être tout à fait honnête dans les démocraties aussi des idiots sont placés à des postes de responsabilité en raison de la corruption des dirigeants. Mais quand cela arrive, ils ne restent pas longtemps, on leur donne une "promotion" et on les remplace vite fait. Visiblement dans les dictatures, ce n'est pas le cas.

Troubles

Samedi 16 Octobre 2010 à 23:58 - Faisons avancer le schmilblick

Tiens, en revenant d'une visite au Surcouf et d'un bref passage à la manifestation de Samedi contre la réforme des retraites, j'ai vu passer les "militants anarchistes" qui ont foutu la zone à Bastille.

Ils venaient de renverser des poubelles à l'angle de l'avenue Daumesnil et du Boulevard Diderot. Seule une file de voitures pouvait passer au feu au ralenti pour contourner les poubelles. Cela créait forcément un beau bouchon. C'était peut être leur objectif. Mais c'était totalement inefficace. Ils se sont dirigés vers Bastille et les cars de CRS étaient dans les petites rues autour et pouvaient facilement les rejoindre, malgré cela.

Je n'ai pas vu de feux de poubelles comme le dit "Le point". Mais il faut dire aussi que je ne me suis pas dirigé, moi aussi vers Bastille. Avec ma capuche noire, je ne voulais pas être confondu avec eux. D'ailleurs, il faut que je songe à l'enlever de mon blouson vu que c'est possible.

J'ai donc vu passer les "militants anarchistes" qui visiblement appartiennent, tout de même, à un groupe, vu qu'ils se ressemblaient tous : des hommes jeunes et baraqués habillés en noir et avec des capuches. J'ai presque eu une bouffée d'érotisme en voyant courir sur le trottoir d'en face tant de jeunes hommes musclés. Ils fonctionnaient avec l'esprit de la meute, ils se déplaçaient par petits groupes. De loin, ils avaient l'air d'origine diverses : aussi bien de banlieue que de Paris. Par chance, ils avaient l'air de s'intéresser plus au CRS qu'aux bourgeois.

Les policiers en auraient d'ailleurs interpellés 30 sur les 200 qu'ils étaient. Il ne faudrait pas que les manifestations contre la réforme des retraites le gouvernement dure trop longtemps, les forces séditieuses pourraient finir par apprendre à devenir efficaces.

Parisien

Dimanche 10 Octobre 2010 à 23:59 - Faisons avancer le schmilblick

Tiens, cela m'a fait bizarre le jour où j'ai remarqué pour la première fois que dire que l'on habite Paris est devenu un signe de richesse. Bon, je vais peut-être omettre de préciser que je suis en plus propriétaire. Il est vrai que le moindre studio à Paris coute un million de franc, et que cette somme du temps de ma jeunesse représentait beaucoup d'argent. Et que les locations sont non seulement hors de prix, mais aussi hors de porté des ouvriers. Vu que les bailleurs demandent à leur locataires de gagner au minimum 3 fois la somme du loyer exorbitant qu'ils demandent.

Bref, à moins d'avoir une très vieille location, il n'est plus possible de se loger à Paris sans gagner beaucoup d'argent. Les anglais appellent cela la gentrification d'un quartier. En français, il suffit de dire l'embourgeoisement. Celui-ci concerne l'ensemble de Paris et non plus juste un quartier. Je crois que cela constitue une des évolutions majeures de notre époque. Elle est en cours à des degrés divers dans beaucoup de capitales européennes (Paris, Berlin, Londres, Madrid), mais aussi aux Etats-Unis et au Canada (New York, San Francisco, Montréal). Je ne sais pas veux pas savoir à quel modèle de société cela va mener l'occident.

Le 20ième siècle était celui de l'industrialisation, de la transformation des fermiers en ouvriers. Le 21ième siècle est celui-ci de la première partie de la mondialisation, c'est-à-dire la délocalisation des ouvriers. Ceux-ci travaillent alors quand ils le peuvent dans le secteur des services (ceux qui ne sont pas encore délocalisables). Cette première partie prendra fin quand la production industrielle aura a peu près le même coût en France ou en chine en Afrique. Ceci pourrait bien se produire en cas d'augmentation brutale du coût des transports suite à un manque de pétrole. Sinon, il faudra attendre que tous les pays atteignent à peu près le même niveau de vie. Et alors la deuxième partie de la mondialisation commencera avec le retour des ouvriers en occident. Un nouveau modèle de société mondial stable apparaitra, avec quelques particularités géographiques, évidemment.

My street de Nie Jun

Vendredi 08 Octobre 2010 à 23:58 - Livres de metro

J'ai continué ma lecture de BD chinoise (manhua et pas manga) à 1€ dans le métro. J'ai lu cette fois-ci les deux premiers tomes de My Street de Nie Jun.

My street, de Nie Jun

Une histoire carrément punk avec de bonnes critiques sur un émigré chinois dans une banlieue d'une mégapole inconnue. Le dessin est magnifique, très personnel et colle bien à l'univers glauque et suicidaire de l'histoire.

L'auteur, très subtil, est bien sûr très neutre dans ses interviews. D'autant plus qu'il est payé par l'état : il enseigne le dessin dans une université. Mais il réussit tout de même à effleurer des nombreux sujets qui fâchent en chine. Là encore, il a utilisé une ruse : son héros est chinois, mais il n'est pas en chine. Cela permet de parler du crime organisé galopant, de l'indifférence face à ceux qui en souffrent, de la corruption, du trafic d'organe et de la délation. Le thème principal de la série porte même sur les moyens de persuasion que les dictatures utilisent pour garder le pouvoir. Mais bien sûr, cela ne se passe pas en chine. Ce n'est donc pas une allégorie sur la dictature chinoise. Je me demande d'ailleurs bien pourquoi il n'est pas publié en chine.

My street, extrait

Bref, cette série est une bonne surprise que je recommande pour les adultes (il y a quand même beaucoup de morts et de sang).